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MENTION BIEN
# Posté le mardi 08 juillet 2008 10:29

La fille qui écoutait Chopin & les Guns.

La fille qui écoutait Chopin & les Guns.








Frédéric Chopin Nocturne en E mineur
















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___Edit 1 : Je suis fascinée par le pouvoir de séduction d'une jupe sur nos amis les mâles.___""
___Edit 2 : Fumer tue. Vivre aussi._________________________________________________________"
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Vendredi 25 juin 2008, skies open. (Hu-Hu. What a fun in Paris.)
--------------.I'm weithless, I'm bare. I'm faithless, I'm scared.

Je refuse de parler de choses qui fâchent, le brevet par exemple. Ma super rédaction de rebelle de la laïfe (dans laquelle je dis, en gros, que faire le mal c'est bien) que la professeur de français a lu en direct devant mes yeux, incrédule et vaguement choquée (autant que les dix-huit tasses de café avalées à la chaîne durant l'heure passée lui permettaient) pendant que je tentais vainement de trouver quelque chose de crédible à dire sur l'économie et la richesse culturelle comme politique de la France. Nous n'évoquerons pas non plus l'intense solitude devant le QCM de géométrie, parce que j'avais préféré passer la soirée de la veille à mourir de rire en sous-vêtements dans mon lit, pendant que mon interlocutrice (qui elle aussi, passait son épreuve de maths le lendemain et qui, elle aussi, est une incommensurable rebelle yoh-girl weshwesh de la laïfe) faisait de même à environ 360 kilomètres de moi. Parce que je sais que ma rédaction, l'heure et demie la plus constructive à mes yeux, malgré le sujet gaga auquel il fallait bien s'attendre (Le narrateur écrit une lettre à sa mère pour lui expliquer les causes de son méfait et lui présenter ses excuses. Votre récit comprendra une partie narrative et une partie argumentative. geoihtupeu-^poujypà.) souffrira d'une note nécessairement médiocre, pour la simple et bonne raison qu'elle n'intègre pas la charte du bien et du mal du corps professoral, et que dire qu'un enseignant a l'esprit fermé est un pléonasme. Et ouais. Mais comme je suis trop maligne, je pars avant les résultats, ce qui m'évitera les larmes et cris de mes parents désespérés, qui me verront déjà faire le trottoir au bois de Vincennes. Dommage, j'aurai bien aimé voir la tête du correcteur lorsqu'à la question: Voici une équation, 8x - 6 + 346808 - 765 + (5x / 82 ), quelle serait sa solution si elle était égale à 0?, j'ai répondu, dans toute ma présence d'esprit, 0, suivit d'une démonstration irréprochable. Sur ce, Holidays now.
# Posté le mercredi 25 juin 2008 14:20
Modifié le samedi 28 juin 2008 13:05

Je nous trouve beaux et épanouis. J'adore mes chaussettes.

Je nous trouve beaux et épanouis. J'adore mes chaussettes.
JE PARS DANS 1 JOUR
( et pas toi )
# Posté le lundi 23 juin 2008 03:47
Modifié le samedi 28 juin 2008 05:05

Le savais-tu? Dans cette vidéo, j'apparais sous la forme d'une fille conne obsédée par les gros plans.

# Posté le jeudi 19 juin 2008 14:12
Modifié le jeudi 19 juin 2008 15:07

Nostalgie d'un passé qui n'est pas encore. Ivresse.

Nostalgie d'un passé qui n'est pas encore. Ivresse.
MY FRIENDS ALL DIED IN A PLANE CRASH
Haunted songs



Les destinées se croisent et s'enlacent. Certaines personnes sont faites pour des routes strictement parallèles, d'autres pour des chemins sombres et tortueux, qu'ils auraient eux-mêmes dessinés selon leur désir... Rien n'est écrit. Il y a une nuance essentielle, entre croire en le destin et croire en la domination divine. Le destin n'a rien de religieux, et la spiritualité non plus. L'homme, à la naissance, est pur. Dénué d'esprit et d'angoisses, il est la représentation même de la beauté. Et même son cri, et même son expression, sont à nos yeux le plus attendrissant des idéaux. Mais il grandit et avec lui la peur, si profondément incrite dans un coin de son être que jamais elle ne le quittera. Croire. Le simple fait de croire rend l'homme plus grand. Mais pas de croire en Dieu, non. Croire en les êtres est suffisant.

Bright Eyes # First day of my life

Certains prénoms nous inspirent des a priori négatifs. Parce qu'on a tous plus ou moins en mémoire le souvenir de cette publicité écoeurante et niaise où, dans un océan de rose, une poupée au sourire blanc nous raccolait de son nom, sans parler de la chanson ... Cindy, Cindy. Mais, c'est évidemment sans savoir, sans connaître la mienne. Une femme. Cindy est une femme, une vraie, à quatorze ans oui. La féminité assumée, la maternité tendre et la douceur des formes. Pour une raison que chacun ignore, une obsession pour ses cheveux noués dans un élastique bleu, jamais lâchés, surtout pas lâchés. Cette chanson ... Il existe parfois des gens différents, qui semblent survoler la mêlée d'une maturité bienveillante, il suffit alors d'un regard ... Elle vous protège. Elle vous apaise. Elle est magique. Attentive et dévouée, jamais soumise. Sûre de son fait, sûre de ses choix. Heureuse. Il y a des gens comme ça, on les serrerait bien contre soi, contre notre coeur. Pour leur montrer notre gratitude. Si je pense que les contraires s'attirent? Non, mais Cindy et moi, certainement.

Tété # A la faveur de l'automne

Inès, les yeux noirs. Grande et belle, les cheveux toujours figés dans un chignon parfait, et le sourire qui chavire ... Inès se tient toujours droite, Inès a des mains magnifiques, ses phalanges délicatement visibles, interminables. Le saviez-vous, les gens sont stupides. A partir d'une débilité donnée, ils manquent de discernement et de finesse dans leur jugement; et s'accrochent donc la bouée de sauvetage dont chacun use et abuse à loisir: les clichés. Les clichés sont toujours là pour rassurer, pour avoir l'impression superficielle de connaître quelqu'un en un regard. Ainsi ils la jugent selon les mots les plus convenus du monde. Mais Inès, elle, sachez qu'elle s'en fout. Inès m'écouterais des heures me plaindre, Inès rit quand je lui dis que je perds mon soutif. Inès aime les sous-entendus, le poids de l'intelligence sur ses épaules mates. Inès est une perverse. La grâce d'une princesse, et la beauté d'un ange. Inès.

Yann Tiersen # Le Moulin

Les étoiles ne sont pas toujours dans le ciel. Parfois, la nuit, certaines s'échouent par erreur sur un coin de terre. Mais c'était pas la bonne planète, ben non, pour être heureux. Jennifer est comme ça. L'amitié a pour avantage de tisser quelque chose d'impalpable, comme un état-second idéal pour se sentir bien. Elle nous apporte, sans que l'on puisse le comprendre ni l'interpréter, la béatitude du bonheur pur et durable, et passe sur notre coeur endolori un baume aussi léger qu'un nuage. On apprend à aimer. Ca vous parait simpliste, je le sais bien. Et pourtant c'est vrai, mille fois vrai. Jennifer est une petite fille perdue dans un corps d'adolescente: elle a gardé, sur ses lèvres roses, le sourire plein de candeur qui caractérise l'innocence de l'enfance. Emmerdée par le monde qui l'entoure, elle a fait le bon choix; celui de s'en couper. Et elle m'a prise comme compagne, pour le voyage. Une année avec elle, une année de merveilles. J'ai cette peur viscérale de la quitter, celle de l'atterissage. J'avais même pas le vertige tu sais, pas avec toi. Nous et nos surnoms, nous et nos dessins, nous et nos mots, nos rires... C'est Supercacahouète & Schtroufbidou pour la vie, je serai là.

Ray Charles # Hit the road Jack

Il y a d'abord un prénom. Plein de couleurs, plein de ces notes perdues dans notre enfance, qui ressurgissent dès qu'il passe furtivement sur nos lèvres. Unchained melody... La grâce. Jamais vous n'avez vu ni même aperçu, des hanches aussi délicatement dessinées, cette taille, un V à l'encre de Chine... Un sourire, mon Dieu, renversant oui. Parce que nous avons tous, qu'on se l'avoue ou non, cet idéal de beauté incrit dans nos chromosomes, et ce soupir déçu lorsque, enfant, nous regardions nos poupées parfaites nous lorgner de leur regard bleu. Mélody, ma Barbie Cambodge, les yeux bruns cette fois... C'est comme cette représentation de l'ami de toujours, celui qu'on a besoin d'avoir à nos côtés pour que notre respiration s'apaise, celui sans lequel on s'étouffe, avec lequel on a tout vécu... On en ressort toujours plus fort, plus grand. On arrive à aimer pleinement que lorsqu'on a conscience de son attachement, et tu sais que toi, je t'aime soixante mille fois ... Comme ces choses que nous seules comprenions, je sais que toi seule saura sentir ce noir vertigineux qu'engendrera ton absence... Lonely rivers sigh, wait for me, wait for me, I'll be coming home. Wait for me.

Yann Tiersen # Comptine d'un autre été

Les garçons en dernier, toujours. J'ai comme un sens du devoir purement féministe qui me pousse à vous mettre en bas de la liste, ce qui est loin de vouloir dire que je vous aime moins. Loin de là, même. Guillaume, brun et grand. L'air blasé souvent, heureux parfois. Découvre peu à peu les tourments de la vie sous nos yeux, se laisse de temps à autre happer par le spleen. Adore faire des blagues douteuses, le genre qui nous ravissent à chaque fois, des blagues d'obsédé, mais qui ne manquent pas de coeur, vous connaissez? L'âme, elle aussi, est immense. On sait la gentillesse qu'il déploie, on sait sa volonté à nous montrer qu'il tient à nous. On sait aussi son mal-être, sans rien pouvoir y faire, impuissants. La sincérité qui parfois fait mal, mais qui nous tient lucides et vivants, loin du triste va-et-vient superficiel de la vie, nous éveille à la réalité loin des clichés et des formules creuses. Guillaume, le gentil grand. Peu oubliable.

The Coral # Dreaming of you

Et puis René. Un autre géant. Dans mon esprit, ce sera l'image de toi, le sac de Mélody sur l'épaule gauche et le mien sur la droite, souriant. Comme une espèce de preux chevalier des temps modernes, la bonne humeur en plus, les fils du vendredi aussi ... Tu te souviens, je voulais toujours les bleus et les marrons, je laissais le vert à Cindy, le rouge à Mélody. Guillaume prenait ce qu'il pouvait, Inès mangeait élégamment son rouge, et insistait pour en donner à Cindy. Et quand Jennifer arrivait, je lui proposait la moitié du brun, et elle souriait, oui, elle souriait. C'est dur. Ce n'est pas vous que je quitte, mais ce quotidien doux-amer, ce quotidien peut-être grisant, mais que j'aurai aimé passionément. Il reste une semaine pour faire son deuil, tout en sachant pertinemment que jamais nous l'enterreront tout à fait, tout en sachant que ça restera en nous, que le regret sera là, avec les souvenirs. Il n'y aura alors que des fantômes, leur sourire peut-être, mais aussi leur douloureuse transparence.
# Posté le samedi 14 juin 2008 07:54
Modifié le jeudi 26 juin 2008 12:31